Archives de catégorie : Recherche

Conduites à risque chez les jeunes contrevenants

Les adolescents contrevenants affiliés à un gang de rue adopteraient, en moyenne, davantage de conduites à risque que les jeunes contrevenants en général. C’est du moins ce qu’une étude, menée par  Catherine Pineau-Villeneuve, Catherine Laurier, Chantal Fredette et Jean-Pierre Guay, vient démontrer. Cette étude fut menée auprès de 206 jeunes contrevenants âgés entre 14 et 25 ans, pris en charge soit par la Direction générale des services correctionnels, soit par le Directeur provincial au sein des Centres jeunesse. Les participants à cette recherche ont été recrutés aux centres de détention de Saint-Jérôme et de Montréal, ainsi que dans les Centres jeunesse de Laval, Montréal, Lanaudière et Laurentides.

Publiée dans la revue scientifique Drogues | Santé | Société, en juin 2015, l’étude comparative cible quatre sphères comportementales jugées à risque, soit la délinquance, la consommation de drogues et alcool, les conduites sexuelles ainsi que les comportements routiers.   Pour chacune de ces sphères, l’occurrence, la fréquence et/ou la chronicité de ces comportements étaient mesurés à l’aide de divers outils et questionnaires. À titre d’exemple, la sphère délinquance venait mesurer notamment  la fréquence ou la chronicité de comportements tels que la fréquentation de pairs déviants, le fait de porter une arme, alors que la sphère conduites sexuelles comprenait des questions sur le port du condom, les relations sexuelles avec des partenaires inconnus ou encore avec des partenaires multiples. D’autres outils, dont le questionnaire Appartenance aux gangs de rue autorévélée, adapté du questionnaire Gang Involvement Scale ( Spergel, Wa et Sosa, 2005), ont été utilisés auprès des participants afin d’évaluer et comparer les deux groupes, soit les jeunes contrevenants et les jeunes contrevenants affiliés à un gang.

L’étude a permis notamment de révéler des prévalences très élevées de comportements à risques chez l’ensemble des contrevenants, qu’ils soient affiliés à un gang de rue ou non. Toutefois, l’affiliation à un gang tendrait à faire augmenter les comportements à risques.

En résumé, l’étude apporte un éclairage certain sur le mode de vie des jeunes contrevenants, notamment ceux affiliés à un gang de rue.

Pour en connaître plus sur cette étude, consultez l’article en cliquant ici.

Gangs de rue et stress post-traumatique (suite)

Pour faire suite à notre article publié hier, voici un bulletin synthèse traitant de la recherche menée par Catherine Laurier, Ph. D, sur les caractéristiques des jeunes contrevenants associés aux gangs de rue. Produit par Michèle Robitaille, Ph. D, du Centre de recherche Jeunes en difficulté, ce bulletin résume quelques-uns des éléments forts de la recherche, en plus de proposer des pistes d’action. Nous vous invitons à consulter le lien ci-dessous.

Bulletin Synthèse Gang de rue

Gang de rue et stress post-traumatique

Vous trouverez ci-joint une entrevue donnée à Radio-Canada par Catherine Laurier, chercheure au Centre de recherche Jeunes en difficulté au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Est-de-l’île-de-Montréal. Cette entrevue porte sur le fait que les adolescents membres de gang de rue peuvent souffrir davantage de stress post-traumatique. Pour entendre l’entrevue cliquez ici.

Délinquance et maltraitance : résultats préliminaires d’une vaste étude sur les adolescents contrevenants du Québec et d’Ontario

Au cours des dernières semaines, de nouveaux résultats préliminaires d’un projet pilote mené par le Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire ont été publiés.

Cette vaste étude, dirigée par monsieur Marc Alain, professeur à l’UQTR, portait essentiellement sur les trajectoires des jeunes ayant reçu des services en vertu de la LSJPA, tant au Québec qu’en Ontario.

L’article publié par le Centre de recherche JEFAR révèle des résultats forts intéressants concernant les adolescents contrevenants des différentes régions administratives du Québec. Dans cette étude, l’une des visées était d’expérimenter une méthode pour étudier les divers profils de délinquance émergents dans les établissements responsables depuis l’entrée en vigueur de la LSJPA en 2003.

À partir des données extraites du système Projet Intégration Jeunesse (PIJ), des analyses ont été réalisées en ce qui a trait notamment à la nature et le nombre de délits commis par les adolescents, en regroupant par catégories les délits contre les biens, contre la personne et des délits relatifs aux drogues. Deux autres catégories ont été établies, Multi moyen et Multi sévère, celles-ci regroupant la présence d’adolescents ayant commis des délits multiples.

L’étude révèle entre autres que pour 44% des adolescents du CJQ-IU qui font l’objet d’une mesure judiciaire en vertu de la LSJPA, au moins un signalement en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse a aussi été enregistré. De plus, des différences significatives ont été observées entre les différentes catégories de délits répertoriés, ce qui semble appuyer l’hypothèse que des liens soient observables entre la délinquance et la maltraitance. Les adolescents ayant commis des délits dans la catégorie Multi sévère représente la plus forte proportion de jeunes ayant été susceptible de vivre des situations de maltraitance.

Pour en connaître davantage sur cette étude, consultez le site web du Centre de recherche JEFAR 

La réadaptation des adolescents: parution du dernier livre de Marc Le Blanc

Marc Le Blanc et Pierrette Trudeau Le Blanc, avec leur livre La réadaptation de l’adolescent anti-social – un programme cognitivo-émotivo-comportemental paru aux Presses de l’Université de Montréal au printemps 2014, font la synthèse de plus de quarante année de recherche-action auprès des adolescents québécois.

Le livre présente des notions théoriques reliées aux approches de type cognitif comportemental. Leur historique est présenté. On y décrit aussi leur migration vers une équation complexe, permettant une lecture des comportements comme étant le fruit de l’interaction entre l’adolescent, son environnement, la situation dans laquelle il se trouve, ses pensées, ses émotions et  ses sensations. Une mise à jour des connaissances concernant les caractéristiques des programmes d’intervention et de traitement dits efficaces est  de plus détaillée.

Trois modules d’intervention y sont de plus décrits. Le premier, entre autres, concerne le développement d’habiletés sociales (communication, gestion du stress,  maîtrise de la colère,  résolution de problèmes et  gestion de la consommation de drogues)tandis que le second vise l’analyse des comportements en excès dans le but d’identifier les déficits qu’ils comblent et les comportements alternatifs à mettre en pratique.

Les auteurs présentent de plus un processus menant à l’implantation de ce programme d’intervention basé sur de solides bases théoriques et ayant fait l’objet d’études sur une cohorte d’adolescents québécois.

Après avoir influencé une génération de cliniciens œuvrant auprès des adolescents en centres jeunesse au Québec, avec leur livre Intervenir autrement:le modèle différentiel et les adolescents en difficulté (paru en 1998 aux Presses de l’Université de Montéral), le présent ouvrage de Le Blanc et de Trudeau-Le Blanc est une suite intéressante et pertinente. Elle témoigne de la constante évolution des pratiques et du souci des auteurs de se tourner vers des méthodes d’évaluation qui permettent de tester scientifiquement le caractère probant du programme qu’ils ont développé en matière de réadaptation des adolescents.

Mentionnons dernièrement la participation de quatre Centres jeunesse à ces travaux d’envergure, soient les centres jeunesse de l’Estrie, de Lanaudière, de Québec-Institut universitaire et de Montréal- Institut universitaire.

 

Contrevenants et baisse de la récidive: quels besoins prioriser en cours d’intervention?

Un article scientifique vient tout juste de paraître dans la dernière publication de la revue Criminal Justice and Behavior, volume 41, numéro 3, du mois de mars 2014. Les auteurs, Wooditch, Tang et Taxman de l’Université George Mason en Virginie, s’intéressent aux besoins dit criminogènes, qui sont en fait des facteurs de risque dynamiques. Ces facteurs de risque dynamiques sont reconnus dans la littérature comme étant les cibles appropriées à viser en cours d’intervention avec les contrevenants si on souhaite voir diminuer les risques de récidive (Andrew et Bonta, 2010). Ils sont représentés par les sept domaines suivants: les attitudes et les cognitions antisociales, les comportements antisociaux, les pairs antisociaux, les relations familiales, l’école et/ou le travail, la consommation de drogue et d’alcool, l’absence de loisir et d’activité récréative structurée.

Dans leur article intitulé «Wich Criminogenic Need Changes Are Most Important in Promoting Desistance From Crime and Substance Abuse?», les auteurs de la Virginie s’intéressent aux changements qui sont survenus dans ces sept domaines, chez des contrevenants de sexe masculin (n=251). Les contrevenants étaient tous soumis à une peine de probation dans la collectivité en lien avec des infractions reliées aux drogues. Ils étaient de plus exposés à un traitement intensif de 18  semaines impliquant des interventions de types cognitives-comportementales. Les auteurs ont suivi l’évolution des probationnaires en cours d’intervention sur une période de 12 mois. L’étude tente précisément d’identifier dans quelle mesure les fluctuations qui surviennent dans ces sept domaines, dits facteurs de risque dynamiques ou besoins criminogènes, sont de bons prédicteurs de la récidive et de la consommation de drogue illicite.

Les résultats indiquent que les probationnaires arrivaient à faire changer de façon significative quelques-uns des facteurs de risque dynamiques (ou besoins dits criminogènes) après les premiers 6 mois de la période de suivi, toutefois ces changements étaient plus marqués, et susceptibles de se produire, dans les 6 derniers mois. La participation à l’intervention intensive proposée serait un facilitateur du changement pour certains facteurs de risque dynamiques. Les probationnaires pour lesquels les besoins criminogènes s’étaient améliorés dans les domaines suivants:  famille, travail et/ou école et consommation d’alcool, sont ceux dont le risque de récidive diminuait le plus significativement. On peut penser qu’il s’agissait des facteurs de risque les plus représentés dans l’échantillon de 251 probationnnaires. De plus, les probationnaires ayant investi davantage le domaine des activités de loisirs et récréatives strucutrées sont ceux qui étaient les moins susceptibles de révéler faire usage de drogue.

Les auteurs concluent en disant que le modèle RBR identifient les domaines les plus fortement associés à la récidive comme étant: les attitudes et les cognitions antisociales, les pairs antisociaux, et les antécédents judiciares. Cette étude ne corroborent qu’en partie les résultats du modèle RBR. Les auteurs mettent plutôt en évidence la capacité de changer des contrevenants dans de courtes périodes de temps et l’importance de s’adresser aux besoins dits criminogènes en cours d’intervention. De plus, pour certains contrevenants, dont ceux sanctionnés pour des infractions reliées aux drogues, des interventions ciblant davantage leurs capacités sociales ( la famille, l’école, le travail et les loisirs structurés) que leurs capacités criminelles (attitudes et cognitions antisociales, pairs antisociaux) seraient efficaces en terme de réduction de la récidive.

Le phénomène des gangs de rue: une référence dans une librairie près de chez vous!

Sortait en librairie hier, un tout nouveau traité intitulé Le phénomène des gangs de rue: Théories, évaluations et interventions, sous la direction de monsieur Jean-Pierre Guay Ph.D., chercheur au Centre international de criminologie comparée et de madame Chantal Fredette,  criminologue et étudiante au doctorat.

Le premier ouvrage francophone à fournir un portrait détaillé, à la fine pointe des connaissances sur les gangs de rue au Québec, était fort attendu de toute la communauté s’intéressant à l’évaluation, à l’intervention et au développement des connaissances entourant ce phénomène. L’ouvrage réunit un collectif d’auteurs issus de différents milieux, tant juridique, social, qu’universitaire, ce qui entre autres fait la richesse de cette publication.

On peut se le procurer sur le site de l’éditeur, les Presses de l’université de Montréal.

Dans le cadre de la promotion de cet ouvrage, madame Chantal Fredette a accordé une entrevue  à l‘émission Le 15h-18h, à la radio de Radio-Canada, que nous vous proposons d’écouter sur le site de l’émission.

Dérogation professionnelle et évaluation du risque:un bon ménage?

Un récent article paru au mois de juin 2013 dans la revue Criminal Justice and Behavior nous renseigne sur l’exercice clinique qu’on appelle dérogation professionnelle dans le cadre d’une évaluation du risque de récidive supportée par un instrument de type actuariel. La dérogation professionnelle consiste à considérer d’autres éléments, que ceux évalués dans l’instrument de type actuariel, pour décider du niveau d’encadrement qui sera offert à un contrevenant.

L’article, intitulé Practitioner Compliance with Risk/Needs Assessment Tools: A Theoritical and Empirical Assessment, s’intéresse à la pratique des cliniciens dans leur utilisation des instruments de type actuariel. Ces instruments visent à identifier les risques de récidive et les besoins liés aux facteurs criminogènes devant être ciblés par l’intervention auprès des contrevenants.

Les auteurs, Joel Miller (Rutgers University, New Jersey) et Carrie Maloney (Shippensburg University, New Jersey) affirment que la recherche contemporaine en criminologie reconnaît l’utilité des évaluations de type actuariel, car elles structurent le jugement clinique. Utilisés de façon conforme, les instruments de type actuariel contribuent à la réduction de la récidive (Harris et coll., 2004; Luong et Wormith, 2011). Toutefois, ces mêmes études indiquent que les effets positifs observés sont largement tributaires de la fidélité, donc de la conformité des cliniciens dans l’utilisation de ce type d’instrument. Shwalbe (2004), dans une meta-analyse sur l’évaluation du risque, suggère d’ailleurs qu’il y aurait un pattern de sous-utilisation des instruments par les cliniciens, donc de non-conformité.

Miller et Maloney présentent, dans leur article, des résultats issus d’une enquête effectuée auprès de 1087 professionnels américains utilisant des instruments de type actuariel. Ils concluent que la non-conformité peut prendre plusieurs formes, notamment dans 1) la complétion de l’instrument lui-même. Les deux autres types de non-conformité des cliniciens concernent  2) les décisions relatives au type d’encadrement, basée sur le niveau de  risque et 3)les décisions relatives aux cibles d’intervention, basée sur les besoins criminogènes.

Les analyses de Miller et Maloney démontrent que les instruments sont généralement bien complétés. En effet 49 % de leur échantillon complétait l’instrument de façon conforme. Les cliniciens prenaient toutefois des décisions trop sévères (ou plus restrictives) par rapport à ce que suggérait l’instrument quant à l’encadrement prescrit. 

Un autre groupe de cliniciens (39%) complétait lui aussi l’instrument de façon conforme. Toutefois,  ce groupe avait de pauvres résultats quant  aux décisions relatives au type d’encadrement (basée sur principe de risque) et aux décisions relatives aux cibles d’intervention.  Ces cliniciens étaient plus restrictifs en termes d’encadrement que le  prescrivait l’instrument et ils ne visaient pas des besoins criminogènes dans leur intervention.

Un dernier groupe (12%) n’utilisait pas bien l’instrument dans les trois aspects proposés par les auteurs.

L’utilisation d’instruments actuariels permet aux cliniciens d’aujourd’hui d’avoir une appréciation très juste du niveau de risque et des besoins liés aux facteurs criminogènes, deux composantes essentielles dans la détermination du type de traitement offert à un contrevenant.  Comme le constatent les auteurs, il semble que du travail demeure à faire auprès des communautés cliniques afin d’animer ces instruments  la pratique quotidienne.

Au Québec l’instrument du type actuariel qui est utilisé pour évaluer les adolescents contrevenants s’appelle Inventaire des risques et des besoins liés aux acteurs criminogènes (IRBC). Il est utilisé dans quelques-uns des Centres jeunesse du Québec.

Traité des violences criminelles: des chercheurs expliquent la violence

La publication d’un livre en juillet 2013 attire particulièrement notre attention. Il s’agit du « Traité des violences criminelles. Les questions posées par la violence, les réponses de la science« .

Cet ouvrage paru aux éditions Hurtubises, sous la direction de Maurice Cusson, Stéphane Guay, Jean Proulx et Franca Cortoni, regroupe les travaux de 48 chercheurs. Chacun des chapitres aborde, sous un angle scientifique, une question liée aux violences criminelles.

L’ouvrage traite des différentes formes que prend la violence, des contextes de son apparition et propose aussi des théories contemporaines permettant une compréhension de la violence selon des paramètres actuels. Le Traité des violences criminelles consacre, de plus, des sections entières à la victimologie, à la police, à la prévention et au traitement.

Il réunit des chercheurs provenant de plusieurs universités québécoises rendant ainsi possible la communication d’informations pointues, en français, de manière accessible à tous les intervenants travaillant dans le domaine social et judiciaire.

Adolescents et homicides : résultats d’une étude menée en Colombie-Britannique

Characteristics of Canadians Youth-Perpertrated Homicides est le titre d’une étude parue hier, dans la prestigieuse revue scientifique Criminal Justice and Behavior, septembre 2013, volume 40, no. 9. Les auteurs, Michael Woodworth et ses collègues, nous fournissent un portrait des homicides commis par des adolescents, survenus entre 1990 et 2008 en Colombie-Britannique,  à partir d’un échantillon comptant 105 adolescents.

Le but de l’étude, outre d’examiner les caractéristiques de ces homicides, est de comparer les résultats à ceux obtenus par des études antérieures menées au Canada, notamment celle de Meloff et Silvermann (1992).

On y affirme d’entrée de jeu que l’homicide commis par des adolescents est un événement statistiquement très rare. Il représente seulement 0,5% de tous les crimes commis par les adolescents au Canada. Woodworth et ses collègues pensent que la rareté de ces événements fait en sorte qu’une méthode qualitative a souvent été privilégiée pour comprendre le phénomène de l’homicide. Ainsi, ces derniers pensent apporter un éclairage nouveau en utilisant une méthode quantitative.

Les résultats de l’étude démontrent que les adolescents qui commettent des homicides sont plus vieux. En effet, 64,3% des adolescents étaient âgés de 16 ans et plus au moment de commettre l’infraction.

On note l’implication d’une arme dans 78,6% des infractions. De toutes ces infractions impliquant une arme, dans 34% des cas il s’agissait d’une arme blanche et dans 14,6% des cas d’une arme à feu. De façon significative, l’arme blanche est  statistiquement plus utilisée que l’arme à feu.

Ce qui semble caractériser les homicides commis par des adolescents sont leurs victimes. En effet, il s’agirait, dans 54% des cas, de victimes inconnues de l’auteur de l’homicide. Dans 30% des cas, il s’agirait d’amis et de connaissances et dans 16,5% des cas, de membres de la famille immédiate. Ces données permettent de différencier les adolescents des adultes de façon significative, car on observe chez ces derniers la tendance contraire: les victimes sont connues de l’auteur du crime (Salfati et Dupont, 2006).

La présence de complices constitue un autre élément distinguant les adolescents des adultes. Plus de 60% des homicides sont commis par au moins 2 adolescents.

Les auteurs fournissent une multitude d’avenues permettant d’expliquer ces résultats, notamment les théories entourant la personnalité criminelle, l’impulsivité, les distorsions cognitives ainsi que les facteurs liés à la conduite criminelle persistante tels, à titre d’exemple, les attitudes antisociales et les pairs antisociaux.

Cette récente étude est disponible en ligne aux  publications SAGE.